Justine Mauvin aka Sibu Manaï

Management  &  Co-editions (avec Quicksilver)

 

🎤  Bleu Citron

Vice-championne d’Europe, double championne de France et troisième mondiale de surf, Justine Mauvin préfère pourtant aux simples trophées, le plaisir, l’instinct. La forme de l’eau… Et la musique.

 

Elle découvre le surf à l’âge de neuf ans. Le piano, puis la guitare, suivent de près.

C’est son père qui l’initie, qui lui apprend ses premiers accords. C’est une évidence pour la petite fille. Elle écrira des chansons. La mélodie, les sonorités, ce sont les premières choses qui lui viennent, avant tout le reste.

 

Aujourd’hui, elle prend le nom de Sibu Manaï et incarne sa vocation musicale et ses messages universels.

 

Parfois, une existence ne suffit pas à un Homme pour se trouver. Elle, s’est trouvée deux fois. Sur une planche et sur les planches. C’est quelque chose d’assez rare. Elle ne l’ignore pas et ne compte pas galvauder ses passions. Au départ, ses chansons égrènent une certaine idée de la mélancolie, de la nostalgie. Le tempo est sépia, les atmosphères rétroviseur. C’est ce qui sort, ce qui lui vient. Elle ne triche pas. Elle en est incapable. Et la vie suit son cours.

 

“Je suis toujours dans l’instinct mais j’ai aussi plus de recul désormais. Je dirais que ma musique est solaire et sensible à la fois. J’ai envie d’y mettre mes origines de La Réunion avec des sonorités atypiques et endémiques. Je pense à intégrer très vite plein d’instruments traditionnels comme le Kayamb, le Bobr…  Je veux être un porte-parole de mon petit caillou, lui faire honneur et lui rendre hommage. Et c’est pour ça aussi que j’introduis de plus en plus de créole dans mes chansons. Créole et anglais. Pour faire le lien entre l’île et le monde… L’anglais est mélodique, tout comme le créole. Ce sont des langues qui se chantent presque. Le français lui est si beau, que le parler suffirait presque…”

 

Au futur et au passé, Sibu Manaï préfère donc le présent. Intensément. Sa musique nous raconte sa dévotion pour ce monde sous sa forme la plus sauvage, animée. A travers des sonorités à la fois modernes et traditionnelles, elle nous parle de ses émotions, de ses rencontres.

 

Il y a d’abord eu “Waterman”, single qui tournoie, qui emporte, loin. Justine chantait son rapport à l’eau.

 

Il y a eu aussi « Enemy ». Ce titre singulier et soul représente la dualité passion haine et notre réunionnaise chante sa rencontre avec des sentiments puissants, qu’elle découvre en grandissant. De l’anglais et des percussions, à l’aube de son émancipation.

 

« Sibu » chérir, « Manaï » la fleur en soi. En grand. Car il y a chez elle ce sentiment d’être liée à quelque chose qui dépasse les frontières, les appartenances. Quelque chose qui refuserait de se fixer. Parce qu’elle sait que sur cette terre, les âmes n’ont qu’une terre natale: celle des souvenirs qui déchirent la nuit. Luz Serrano, sa grand-mère paternelle et peintre, ne dit pas autre chose avec ses tableaux.

 

Partir pour mieux se trouver.